18 novembre 2025 · 6 min de lecture
Bien hiverner sa piscine dans le Var
Par l'équipe AZUR

Hiverner une piscine à Cogolin n'a rien à voir avec hiverner à Annecy : ici, le vrai gel est rare, mais le soleil d'hiver et les algues, eux, ne prennent jamais de vacances. Voici la méthode que nos techniciens appliquent sur des centaines de bassins du golfe chaque automne.
Actif ou passif : le bon choix sous notre climat
L'hivernage passif — vidange partielle, canalisations purgées, filtration coupée, bâche opaque — est conçu pour les régions où l'eau gèle en profondeur. Dans le Var, où les gelées sont brèves et superficielles, il est rarement nécessaire, sauf en arrière-pays au-dessus de 400 mètres ou pour une résidence fermée six mois.
Pour 90 % de nos clients, l'hivernage actif est le bon choix : la piscine reste en eau, la filtration tourne au ralenti (2 à 4 heures par nuit, aux heures les plus froides), et un coffret hors-gel prend le relais si la température chute. Avantages : pas de purge délicate, une remise en route au printemps deux fois plus rapide, et un bassin qui reste beau tout l'hiver — ce qui compte quand on le voit depuis le salon.
Quand hiverner ? Pas trop tôt !
La règle est simple : on hiverne quand l'eau passe durablement sous 12 °C. Au-dessus, les algues et bactéries restent actives ; hiverner trop tôt, c'est leur offrir un bouillon de culture tranquille jusqu'à Noël, et découvrir une eau verte en mars.
Dans le golfe de Saint-Tropez, ce seuil arrive généralement entre mi-novembre et début décembre — parfois plus tard les années douces. Surprenant pour beaucoup de nouveaux propriétaires : dans le Var, on se baigne encore en octobre et on hiverne presque en hiver. Fiez-vous au thermomètre, pas au calendrier.
Les 6 étapes d'un hivernage actif réussi
Un : nettoyage complet — fond, parois, ligne d'eau, paniers de skimmers et préfiltre de pompe. On n'hiverne jamais une eau sale. Deux : analyse et rééquilibrage (pH entre 7,0 et 7,4, TAC correct), puis traitement choc pour partir d'une eau parfaitement saine. Trois : nettoyage du filtre — un contre-lavage soigné, ou un détartrage chimique du sable si l'eau est dure, ce qui est la norme chez nous.
Quatre : produit d'hivernage longue durée, anti-algues et anticalcaire, dosé au volume du bassin. Cinq : réglage de la filtration en cycle court nocturne et vérification du coffret hors-gel. Six : couverture d'hivernage opaque ou volet fermé — elle bloque la lumière, donc la photosynthèse des algues, et protège le bassin des feuilles de novembre. Comptez une bonne demi-journée de travail soigné ; nos forfaits hivernage démarrent à 190 €.
Volet, bâche ou abri : quelle couverture pour l'hiver varois ?
Si votre bassin est équipé d'un volet roulant, gardez-le fermé tout l'hiver : lames propres, bassin à l'abri de la lumière et des feuilles, sécurité assurée. Attention simplement à ne jamais laisser une eau déséquilibrée stagner sous un volet fermé — c'est le meilleur moyen de tacher les lames — et à faire tourner la filtration régulièrement.
Sans volet, la bâche d'hivernage opaque à barres ou à œillets reste la valeur sûre : comptez 800 à 1 500 € pour un bassin de 8 × 4 m, amortis en produits économisés et en heures de nettoyage épargnées au printemps. Les bâches à bulles d'été, elles, doivent être retirées en hiver : elles favorisent les algues dès le premier redoux de février — et dans le Var, il arrive tôt.
Les 4 erreurs qui coûtent cher
Vider entièrement le bassin : jamais sans avis d'un professionnel. Sous nos terrains argileux et sur les nappes du littoral, une coque ou un béton vide peut être soulevé par la poussée du sol — des milliers d'euros de dégâts pour économiser un traitement. Deuxième erreur : couper totalement la filtration « pour économiser » sans hors-gel ni surveillance ; une semaine de mistral glacial suffit à fissurer une canalisation apparente.
Troisième : négliger le pH avant l'hivernage — une eau déséquilibrée attaque le liner tout l'hiver, et la décoloration est irréversible. Quatrième : laisser la bâche s'affaisser sous les eaux de pluie et les feuilles ; une bâche tendue et nettoyée après chaque gros coup de vent dure trois fois plus longtemps. Au printemps, la remise en route (à partir de 170 € chez nous) remet tout d'aplomb — et si vous préférez ne plus y penser du tout, notre formule Sérénité inclut les deux opérations chaque année.